Hypsophonia 19h47

Présentation

Boubou, c’est un enfant de 7 ans qui chante pour s’endormir… Ou pas. Il va ainsi entrer dans le monde de la « vie parallèle », créée en marge de la « vie réelle » par le « recycleur d’images », cette machine à fabriquer rêves et cauchemars qui associe, au cœur de notre cerveau, l’inconscient et le subconscient. Bien sûr, si le monde des rêves s’appelle « vie parallèle», ce n’est pas pour rien : l’auteur se joue des résonances avec la vie réelle et questionne sur l’essence de la vie et l’humanité. Boubou, c’est un personnage imaginaire, mais ça pourrait être vous…

« Hypsophonia 19h47 », c’est le rêve de Boubou : un rêve d’enfant, mais dont il explore plutôt le côté obscur sans pour autant se situer vraiment dans les habituelles évocations d’un cauchemar. Il ramène aussi bien aux références de l’enfance, côté obscur, comme le « Pays des Jouets » de Pinocchio et lorgne volontiers vers l’univers inquiétant cher à Lewis Caroll et, sous des airs de « Yellow Submarine », aux images psychédéliques du « Walrus » des Beatles.

 

« Le jour c’est fait pour vivre, et la nuit pour rêver
Bienvenue dans votre Recycleur d’Images
Les jolis tout pleins, les vilains pas beaux, le meilleur comme le pire
Tout est permis dans le Monde de la Vie Parallèle
Même les phrases, même les mots peuvent se distordre
Selon l’humeur, dans l’ordre et le désordre »

 

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Les personnages actifs

Les Narrateurs Omniscients au nombre de deux, travaillant en constante concertation et complémentarité, incarnés par Thomas Hilaire et Thomas Ezekiel.

Les Objectrices de l’Inconscient au nombre minimum de deux, dont l’incrémentation n’a pas de limite définie, on pourrait aussi parler de l’Objectrice de l’Inconscient et son/ses image(s), incarnées par Audrey le Corre.

Les Ombres au nombre en fonction du besoin de main d’oeuvre du moment, incarnées en premier lieu par Clément Denis, plus tous les énergumènes qui travaillent dans le Recycleur d’Images, à savoir Thomas Ezekiel, Thomas Hilaire, Pierre Nouhaud, Audrey le Corre, Elina Bouchard.

Les Voix au nombre pluriel indéfini mais qui parlent toujours à la première personne du singulier (l’anti-récit de la schizophrénie), incarnées par Elina Bouchard, souvent soutenue par Audrey Le Corre, Thomas Ezekiel et Thomas Hilaire. Dans les moments de gros rush, Pierre Nouhaud et Clément Denis peuvent venir leur prêter main forte (ou plutôt, voix forte).

Le Pilote du Recycleur d’Images au nombre absolunament singulier de 1, c’est LE pilote, il n’y en a pas deux comme lui. Dans la logique binaire, 1 signifie OUI, 0 signifie NON. Donc c’est OUI, et il est incarné par Pierre Nouhaud.

Le Roy des Bouffons au nombre aussi singulier et positif que le Pilote, alias 1, a la différence des Bouffons du Roy, qui par définition sont plusieurs. Le Roy des Bouffons est incarné par Thomas Ezekiel et son portevoix.

 

Les personnages gravitationnels

Ils ne sont pas obligatoirement incarnés, ou même représentés, ce n’est pas une nécessité dans la mesure où de fait, ils sont présents, font partie du décor, et le rêveur est libre de se les imaginer comme bon lui semble.

Les Anges et les Démons, au nombre infini, ils animent le conscient et l’inconscient du rêveur. Lorsque exceptionnellement ils sont incarnés, c’est par la Grande Chorale.

Les Amis, au nombre qu’il convient au rêveur de leur donner, ils font partie intégrante de sa vie, sans eux, la vie n’en serait pas une.

 

 

Genèse

Un mardi 11 janvier 2000 à 19h47, une musique me vient en tête et commence à tourner en boucle. Est-ce que j’ai déjà entendu ça quelque part ? A bien y réfléchir, non. C’est une musique qui m’appelle, qui vient de mon inconscient, de mon subconscient. Au fil des jours et des semaines qui suivent, cette musique ne me quitte pas, elle s’incarne même, désormais, en un personnage : Boubou, un enfant de six ou sept ans qui chante dans son lit avant de s’endormir.

En moins de deux ans, l’album-concept « Bienvenue chez les Taupes » est presque fini d’écrire, il restera partiellement inachevé par manque d’outils et de maturité du moment, et séjournera dans un coffre fort bien gardé de ma mémoire.

Entre temps, la vie suit son cours tout en musique, ponctuée de la sortie de mes trois premiers albums. Des extraits de cet album imaginaire ressurgissent cependant par le biais d’un morceau concept de 18 minutes, « Ville Fantôme », dont une première version est enregistrée et intégrée à mon premier album auto-produit « Ouvrez les Oeillères » en 2006.

Les aléas de la vie m’incitent entre temps à m’intéresser de près à l’univers du rêve et à écrire régulièrement le contenu des tribulations nocturnes vécues dans mon inconscient. Peu à peu se réveille l’envie de faire vivre toute cette suite musicale sous forme d’album concept, autour du rêve, cette notion qui évoque aussi bien des choses vécues dans une vie parallèle propre à notre sommeil ou à tout autre état de conscience modifiée, que les désirs intenses que nous nourrissons quotidiennement de choses que nous souhaitons voir se réaliser dans nos vies.

L’hiver 2012-2013 me permettra de revoir de fond en comble l’écriture de l’enchaînement musical, du scénario global et des textes précis de ce concept qui se nomme alors « Le Rêve de Boubou ». Le 11 janvier 2013 à 12h43, l’écriture est terminée, une autre aventure commence avec un équipe… de rêve.

Aujourd’hui, « Le Rêve de Boubou » est vivant, tellement vivant qu’il a décidé, de lui-même, de se rebaptiser
« Hypsophonia 19h47 ». Je suis heureux de le partager avec vous. Bienvenue dans mon recycleur d’images.

Thomas Ezekiel