Thomas Ezekiel

Biographie

Thomas Ezekiel naît le 14 juin 1980, soit 1842 jours après la mort de l’acteur Michel Simon, si bien que d’aucuns supposent que cela suffit à confirmer la thèse de la réincarnation.

Après 3 ans de surdité, il découvre la guitare, puis le piano, à l’aide de son père, Laurent Morel, lui-même issu d’une famille de musiciens autodidactes. Marcel Dadi, Brassens et les Beatles forment le socle de sa culture musicale, qui s’élargit au cours de son adolescence avec les Beach Boys, Queen, Supertramp, Pink Floyd, Balavoine, Higelin… et plus tard le swing new-orleans et le piano stride de Fats Waller qui lui avaient déjà titillé les oreilles, plus tôt dans l’enfance, joués et écoutés par les aînés de son père. Peu sociable et sujet à des difficultés de communication avec le monde extérieur, évoluant essentiellement dans la solitude ou la compagnie des animaux de la maison, Thomas s’intéresse très tôt à la composition et aux arrangements. Il effectue ses travaux pratiques sur un magnétophone multipistes à cassettes avec ses premières chansons où il joue de tous les instruments et réalise toutes les harmonies vocales.

Étudiant à 19 ans, il est surtout accompagnateur, au piano ou à la guitare, de plusieurs chanteurs locaux des régions autour de Limoges et Poitiers, pour des séances de studio ou dans des cafés-concerts, où il commence parallèlement à se produire en solo. Puis il entre au Conservatoire et à la faculté de Musicologie, il y apprend la théorie, les techniques d’écriture classique, la direction de chorale ou d’ensembles instrumentaux, et aborde l’histoire de la musique, en plus de participer à différents choeurs classiques et jazz.

En 2004, la rencontre avec le bluesman Bobby Dirninger sera pour lui déterminante : celui-ci l’engage comme accompagnateur régulier sur scène et en studio pour l’album «In the End» qui sortira en 2005, chroniqué par Crossroads, magazine américain spécialisé en blues, et leur donne l’occasion de jouer en première partie de Simple Minds à l’été 2006. Cette collaboration musicale lui permet de gagner en visibilité dans le milieu, et la même année, Thomas sort officiellement son premier album «Ouvrez les Oeillères», aux accents entre pop rock et tziganes. Le disque sera plutôt bien accueilli par les médias et lui permet de faire les premières parties de Bumchello, Blankass, la Grande Sophie.

En 2008, il affirme plus clairement ses origines rock et pop, ainsi que sa culture jazz, avec «La Gueule du Monde», qui se diffuse plus largement encore en radio, obtient de belles chroniques dans Francofans, Zicazic, et lui permet de franchir un cap en participant aux Découvertes d’Evelyne Adam sur France Bleu. Plus d’une centaine de concerts ont lieu, où il partage l’affiche notamment avec Tchavolo Schmitt, et surtout, la bonne surprise… Jacques Higelin, en août 2010. En ce même temps, il s’apprête à retourner en studio pour un troisième album encore plus tranché entre le rock (très rock) et le jazz (très jazz), où viennent s’inviter des couleurs disco et latines. «Tout vu tout connu» sortira en 2011, pour être classé parmi «les 8 indispensables de Francofans». Le tempérament excessif de Thomas le pousse à aller bien au-delà de ses limites pour ce disque, suite auquel moins de concerts auront lieu, ce sera néanmoins l’occasion de partager l’affiche à nouveau avec des grands noms comme les Têtes Raides, Caravan Palace et la Ruda.

Après avoir à nouveau travaillé pour d’autres artistes comme Deni, les Amants de Simone, Bernadette, ou également en duo jazz avec le guitariste Gaël Rouilhac, en fin 2012, Thomas Ezekiel ressort des archives de sa mémoire un projet d’album-concept datant des années 2000 : il reprend alors de A à Z la conception du conte opéra rock «Le Rêve de Boubou».

Une belle équipe se constitue autour de ce projet, avec notamment des musiciens ayant déjà participé aux 2 derniers disques, pour réaliser une prémaquette en l’espace de 3 ans, et une première présentation scénique à lieu en février 2016, qui annonce officiellement l’arrivée prochaine d’un nouvel album du même nom. L’année 2017 débute donc sur les chapeaux de roues avec l’enregistrement studio de l’album, auquel environ 300 personnes du public ont contribué au financement, et plus d’une centaine de musiciens et chanteurs participent à la réalisation musicale.

 

 

Albums

Hypsophonia 19h47

SORTIE OFFICIELLE LE 9 NOVEMBRE 2018


 

 

 

2015 Diamant rouge - Thomas Ezekiel et Gael Rouillac
Thomas Ezekiel & Gael Rouillac
Diamant Rouge – 2015
Produit par Kanopé Productions et enregistré au Studio La Borie à Solignac

Cet album, un peu particulier puisqu’il est réalisé au nom du Duo Gaël Rouilhac – Thomas Ezekiel, est comme une gravure de la complicité musicale des deux acolytes, de déjà plus de dix ans, puisque l’on trouve la touche guitaristique de Gaël Rouilhac dans les deux albums précédents de Thomas Ezekiel. Dans celui-ci, Gaël joue de la guitare, Thomas du piano, et ils nous livrent une bonne part de leurs compositions personnelles, majoritairement instrumentales. Mais on y trouve en prime une reprise de « La Belle Vie » de Sacha Distel, ou du célèbre « Indifférence » d’André Minvielle, qu’ils ont arrangé purement a cappella, un peu comme pour relever un défi. Toujours dans la série des défis, ils s’autorisent des versions « standards de jazz » de la chanson « Le Départ » qui figure déjà sur l’album « Ouvrez les Oeillères ».
Quand on pense que l’idée originale des deux compères était simplement de s’offrir des séances d’entrainement mutuel à l’improvisation jazz, juste pour le plaisir de se retrouver…

 

 

2011 Tout vu tout connu - Thomas Ezekiel
Thomas Ezekiel
Tout vu Tout Connu – 2011
Produit par Q-SEC enregistré au Studio La Borie à Solignac

Cet album est une sorte de suite logique du précédent, avec les mêmes aspirations musicales alliant le jazz et le rock, poussé encore plus dans les extrêmes. La prise de risque va même jusqu’à intégrer des influences latines, une chanson disco et à nouveau une touche de musique de l’est. Les titres jazz sont travaillés encore plus en précision, les couleurs rock flirtent parfois avec le métal ou le grunge, on y trouve une reprise de son premier album, « Dissipe le Brouillard », revu à la sauce plus groovy, ainsi qu’une reprise de « Somebody stole my gal » du fameux Fats Waller, avec un arrangement vocal inspiré du Golden Gate Quartet. Les textes, dans leur ensemble, s’avèrent beaucoup plus sombres, à la limite de l’apocalyptique.
Mixé et masterisé par David Mascunan, lequel a par ailleurs travaillé pour des groupes confirmés comme Noir Désir, ce disque représente un travail particulièrement abouti et détaillé en terme de production artistique. Les arrangements cuivres sont également de mise, ainsi que des orchestrations guitare aux influences de Queen complètement assumées, et des harmonies vocales très étoffées, au point que l’on ait droit à l’intervention d’une chorale spécialement formée pour l’occasion sur la dernière chanson, titre éponyme de l’album.

 

 

2008 La Gueule du Monde - Thomas Ezekiel
Thomas Ezekiel
La Gueule du Monde – 2008
Produit par Q-SEC enregistré au Studio La Borie à Solignac

Deuxième album, mais premier sorti en son nom propre, La Gueule du Monde est l’occasion pour Thomas Ezekiel de revenir progressivement à ses premières amours : la pop rock anglo-saxonne des années soixante et soixante-dix. Il n’épargne pas pour autant son public de son humour grinçant, son côté cynique et ses coups de gueules sur divers aspects de la société. Le jazz manouche a laissé la place à un autre swing qui a bercé son enfance : le swing new-orleans, conduit par l’incontournable piano stride dont Fats Waller fût l’un des premiers pionniers. Ce disque est donc caractérisé par ces deux couleurs dominantes que sont le pop rock et le jazz.
Il profite aussi de ce temps de studio pour expérimenter des arrangements pour quatuor à cordes sur l’avant dernier titre, qui est une autre composition de son père, des arrangements cuivres sur trois autres titres plus jazzy, funky, voire carrément reggae-ska, et met aussi l’accent sur les arrangements vocaux. Au total, une quinzaine d’invités interviennent au fil des titres qui se succèdent.

 

 

2006 Ouvrez les Oeillères - Thomas Ezekiel et La roulotte russe
Thomas Ezekiel & La roulotte russe
Ouvrez les Œillères – 2006
Produit par Les Mains Dans La Tête enregistré au Studio Ouï-Dire à Limoges

Premier album enregistré avec le groupe la Roulotte Russe, aux accents manouches et tziganes bien présents, puisqu’il s’agissait à l’époque des nouvelles influences de Thomas Ezekiel. La fougue, l’envie et l’engagement citoyen constituent les grands axes de l’écriture des textes. On y trouvera à la fois des aspects remplis de colère revendicatrice et une sorte de pêle-mêle de toutes les inspirations confondues de l’auteur-compositeur qui livre son œuvre pour la première fois sur un disque. Il s’y installe également une marque de fabrique de Thomas Ezekiel que beaucoup ne manqueront pas de relever : son cheveu sur la langue.
Quelques invités apparaissent sur cet album, dont Bobby Dirninger, venu apporter ses touches de blues au piano sur le Départ, un morceau composé jadis par son père Laurent Morel.